Qu’est-ce que la fidélisation des salariés ?
La fidélisation des salariés regroupe l’ensemble des pratiques visant à inciter les collaborateurs à rester durablement au sein de l’entreprise, en répondant à leurs attentes en matière de rémunération, de reconnaissance, de développement professionnel et de conditions de travail. Elle s’inscrit dans une logique de rétention des talents, en apportant des réponses concrètes aux besoins d’équité, de lisibilité et de stabilité.
Bien pensée, la fidélisation des salariés s’appuie sur des leviers complémentaires, dont la politique de rémunération, pour réduire le turnover, sécuriser les compétences clés et renforcer l’engagement, sans se limiter à une simple augmentation de salaire.
Pourquoi fidéliser les salariés d’une entreprise ?
Fidéliser les salariés ne répond pas uniquement à un enjeu de contexte, mais à une logique économique et organisationnelle. En structurant une démarche de fidélisation, l’entreprise sécurise ses ressources clés et crée les conditions d’un engagement durable. Une stratégie de fidélisation efficace permet notamment de :
- Réduire le turnover, en limitant les coûts liés au recrutement, à l’intégration et à la perte de savoir-faire.
- Renforcer l’engagement et la motivation, grâce à des collaborateurs qui se projettent sur le long terme.
- Stabiliser les équipes, en favorisant la transmission des compétences et la continuité des projets.
- Améliorer la marque employeur, en renforçant l’attractivité auprès des candidats.
- Soutenir la performance globale, avec des salariés expérimentés et investis.
Quels sont les 7 leviers de fidélisation des salariés ?
Les leviers de fidélisation à activer doivent répondre aux attentes des collaborateurs en matière de reconnaissance, de développement, de sens et de qualité de vie au travail.
1. La rémunération et les avantages : le socle de la fidélisation
Bien qu’il ne suffise pas à lui seul, le levier de la rémunération reste un incontournable de fidélisation. Les salariés attendent une rémunération juste, cohérente avec le marché et perçue comme équitable.
Il ne s’agit plus seulement du salaire fixe, mais d’un package global compétitif inscrit dans une politique de rémunération structurée, intégrant part variable, avantages sociaux et dispositifs d’épargne salariale.
💡 A noter :
La réalisation d’un audit de la politique de rémunération permet de prendre du recul sur les pratiques en place, de mesurer les écarts et de structurer un système cohérent.
2. Un onboarding structuré dès l’arrivée
La fidélisation des salariés commence dès les premiers jours en entreprise. Un onboarding efficace permet au salarié de comprendre rapidement la culture interne, de trouver sa place et de créer des liens avec l’équipe. Un accueil préparé, un accompagnement par un pair et des points de suivi réguliers limitent fortement les départs précoces.
3. Le management de proximité
Le management est l’un des principaux facteurs de départ volontaire. Un management basé sur l’écoute, le feedback et la confiance favorise l’engagement. Les salariés attendent des managers capables d’accompagner, de fixer un cadre clair, de laisser de l’autonomie et de reconnaître le travail réalisé.
4. La formation et le développement des compétences
Les salariés restent lorsqu’ils ont le sentiment de progresser continuellement. La formation continue, le développement des compétences et les perspectives d’évolution constituent des leviers essentiels de fidélisation. Investir dans l’employabilité permet de répondre aux attentes des collaborateurs tout en sécurisant les compétences clés.
5. L’environnement de travail et la qualité de vie
La qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) est devenue un critère déterminant. Flexibilité, télétravail, équilibre vie professionnelle/vie personnelle et prise en compte de la santé contribuent directement à la rétention des talents. Un environnement adapté renforce le bien-être et l’engagement durable.
6. La culture d’entreprise et le sens
La culture d’entreprise renforce l’attachement des salariés. Lorsque les valeurs véhiculées sont partagées et incarnées, et que le travail a du sens, le sentiment d’appartenance s’intensifie. Une culture fondée sur la confiance et l’inclusion soutient l’engagement collectif.
7. La reconnaissance non financière
La reconnaissance d’une entreprise envers ses collaborateurs est un levier puissant, souvent sous-estimé. Feedback positif, valorisation des réussites et reconnaissance de l’expertise renforcent la motivation. Se sentir reconnu au quotidien favorise l’envie des salariés de s’investir et de rester fidèle à l’entreprise.
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Quels sont les principales raisons de démission en entreprise ?
Les départs volontaires résultent le plus souvent d’un décalage durable entre les attentes des salariés et leur expérience au travail. En identifier les principales causes permet à l’entreprise d’agir de manière ciblée pour déployer les meilleurs leviers de fidélisation.
Parmi les principales raisons de démission, on retrouve notamment :
- Une rémunération jugée insuffisante ou inéquitable : sentiment d’écart avec le marché ou absence d’évolution salariale.
- Un management inadapté : manque d’écoute, de feedback, ou de reconnaissance professionnelle.
- L’absence de perspectives d’évolution : stagnation du poste ou manque de mobilité interne.
- Des conditions de travail dégradées : surcharge de travail ou déséquilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
- Un manque d’adhésion à la culture d’entreprise : valeurs peu incarnées, perte de motivation ou désengagement progressif.
Quels indicateurs clés pour mesurer la fidélisation des salariés ?
Le pilotage de la fidélisation des salariés repose sur le suivi d’indicateurs pertinents, combinant données quantitatives et perception des salariés. Croisés avec des feedback réguliers, ces indicateurs permettent d’évaluer l’engagement, d’anticiper les risques de départ et d’ajuster les actions mises en place.
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Indicateur |
Ce qu’il mesure |
Ce qu’il révèle |
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Employee Net Promoter Score (eNPS) |
Le niveau d’engagement et la recommandation de l’entreprise |
L’attachement des salariés et l’attractivité de l’employeur |
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Taux de rétention / Turnover |
La capacité à conserver les talents dans le temps |
Les risques de départs volontaires et la stabilité des effectifs |
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Taux d’absentéisme |
La fréquence des absences |
Un éventuel mal-être, une démotivation ou des conditions de travail inadaptées |
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Ancienneté moyenne |
La durée de présence des salariés |
L’inscription des collaborateurs dans la durée |
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Taux de mobilité interne |
Les évolutions et changements de poste en interne |
La capacité à offrir des perspectives et à retenir les compétences |
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Niveau de bien-être au travail |
Le ressenti des salariés (enquêtes, baromètres) |
La qualité de l’expérience collaborateur au-delà des chiffres |
Quelles stratégies pour stimuler l’engagement des salariés ?
1. La stratégie de l’individualisation
Plutôt que d’appliquer des dispositifs uniformes, l’individualisation consiste à adapter certaines composantes de l’expérience collaborateur aux besoins et aux priorités de chacun. En laissant plus de choix aux salariés, qu’il s’agisse d’avantages, de temps ou de modalités de travail, l’entreprise renforce le sentiment de considération et l’engagement.
2. La stratégie de la rétention proactive
Stimuler l’engagement passe aussi par une approche anticipative, fondée sur l’écoute régulière des salariés. Des échanges dédiés, en dehors des entretiens annuels, permettent d’identifier les sources de frustration, les attentes d’évolution ou les signaux de désengagement, avant qu’ils ne se traduisent par une démission.
3. La stratégie d’empowerment et d’implication
Impliquer les salariés dans les décisions et les projets transverses renforce fortement leur engagement. En leur donnant une capacité d’influence réelle sur l’organisation, l’entreprise valorise leur expertise, développe leur autonomie et nourrit leur motivation intrinsèque.
4. La stratégie de l’expérience collaborateur
L’engagement dépend aussi de la qualité du quotidien de travail. Simplifier les processus internes, améliorer les outils, fluidifier la communication et réduire les irritants organisationnels contribue à créer une expérience collaborateur plus satisfaisante et plus engageante.
5. La stratégie de transversalité des parcours
Offrir des perspectives de mobilité interne et des parcours non exclusivement verticaux permet de renouveler l’intérêt et l’implication des salariés. En diversifiant les expériences, les missions et les rôles, l’entreprise favorise l’apprentissage continu et limite les phénomènes d’usure professionnelle.
FAQ : Nos experts répondent à vos questions !
Un employé fidèle se reconnaît par sa stabilité dans l’entreprise, son engagement durable et sa volonté de contribuer au collectif. Il s’implique dans les projets, partage ses idées, transmet ses compétences et se projette dans l’avenir de l’organisation.
Sa fidélité se traduit aussi par une attitude constructive, une faible intention de départ et un attachement aux valeurs de l’entreprise.
La fidélité d’un salarié s’installe d’abord à travers une fidélité fonctionnelle, fondée sur les conditions de travail et la rémunération. Elle évolue ensuite vers une fidélité professionnelle, nourrie par l’intérêt du poste et les perspectives d’évolution. Elle peut enfin devenir affective, lorsque le salarié s’identifie à l’entreprise, à sa culture et à ses valeurs, et souhaite s’y engager durablement.
La fidélisation vise avant tout à retenir les salariés grâce à des leviers concrets comme la rémunération, les avantages et la sécurité financière. L’engagement des salariés correspond, lui, au niveau d’implication émotionnelle et professionnelle dans le travail et le projet d’entreprise.
La fidélisation peut exister sans engagement fort, mais l’engagement durable renforce naturellement la fidélité.
Les leviers les plus efficaces pour fidéliser de jeunes talents sont la transparence salariale, les perspectives d’évolution rapides, la formation, la flexibilité du travail, l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle et le sens donné aux missions.
Un management à l’écoute et des opportunités de mobilité interne jouent également un rôle clé.