La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2025 a mobilisé une enveloppe annuelle d’environ 300 millions d’euros pour soutenir les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) confrontés à des difficultés financières ; une initiative qui, dans un contexte de vieillissement de la population et d’adaptation des dispositifs de financement, vise à renforcer la qualité de vie des résidents tout en anticipant la perte d’autonomie.
La France fait face à une progression continue de sa population âgée. Avec 1,5 million de Français de 85 ans et plus aujourd’hui et près de 4,8 millions attendus en 2050, les besoins en accompagnement et soins vont donc fortement augmenter.
Cette évolution entraîne une pression accrue sur les Ehpad qui doivent répondre à des besoins toujours plus complexes et diversifiés : soins médicaux, services sociaux, maintien de l’autonomie… Or, de nombreux établissements font face à des difficultés financières, exacerbées par la hausse des coûts du personnel, la modernisation nécessaire des infrastructures et les contraintes réglementaires.
Les Ehpad peuvent solliciter des financements pour différentes catégories de dépenses :
- Investissement immobilier : construction ou rénovation de locaux, aménagements fonctionnels pour l’accessibilité et la sécurité, modernisation des chambres et espaces communs ;
- Équipements et matériel : matériel médical et paramédical, mobilier adapté aux besoins des personnes âgées, technologies pour la sécurité, la téléassistance ou la communication ;
- Projets d’amélioration de la qualité de vie : activités sociales et culturelles, espaces de détente et de loisirs, programmes favorisant le maintien de l’autonomie ;
- Projets innovants et organisationnels : réorganisation des services pour plus d’efficacité, formation du personnel et recrutement qualifié, mise en place de solutions numériques pour la gestion et le suivi des résidents.
💡 À noter
Les établissements en situation financière fragile bénéficieront d’un soutien prioritaire.
Une partie du financement pourra être conditionnée à l’amélioration de la qualité des services et du bien-être des résidents.
Les crédits ne doivent pas servir à combler un simple déficit de trésorerie, mais à financer des actions structurantes.
En fonction des catégories de structures (médicalisées ou non), les sources de financement peuvent varier (ARS, CNSA, CNAV…). Si ces financeurs disposent d’un calendrier d’instruction distinct, le premier semestre constitue une période stratégique pour candidater. La préparation des dossiers d’investissement est donc à engager dès la fin d’année.
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