À seulement 29 ans et après près de huit années passées aux côtés des équipes comptables parisiennes, Aziz Safta franchit un nouveau cap, celui de l’entrepreneuriat. Porté par une idée ingénieuse et une volonté forte de créer un projet utile, il nous partage la genèse de cette entreprise et les étapes qui l’ont conduit à se lancer, avec l’appui du programme CREATE, dispositif mis en place par Baker Tilly pour accompagner ses collaborateurs dans leur projet de création d’entreprise.
Peux-tu revenir sur ton parcours et ce que t’ont apporté tes années chez Baker Tilly ?
Dès mes débuts dans le Groupe, on m’a accordé une vraie confiance, notamment dans la gestion des dossiers et la relation client. J’ai pu accompagner des entreprises sur des problématiques concrètes, ce qui m’a permis de développer à la fois des compétences techniques solides et une vision globale de l’entreprise. Mais au-delà de l’expertise acquise, ce sont surtout les relations humaines et les expériences partagées qui ont marqué mon parcours. Aujourd’hui, je me sens légitime pour entreprendre parce que j’ai vu, de l’intérieur, ce qui fait la réussite… ou l’échec d’une entreprise.
Comment as-tu franchi le pas de l’entrepreneuriat ?
Cette décision ne s’est pas prise du jour au lendemain. En accompagnant les entreprises au quotidien, l’envie d’entreprendre s’est peu à peu imposée. Comprendre leur fonctionnement de l’intérieur a été un véritable déclencheur. Mais je savais aussi qu’un projet entrepreneurial ne pouvait reposer uniquement sur une idée ou une motivation. Il fallait une vision, une étude approfondie et une structuration solide. C’est dans cette logique que j’ai pris le temps de poser les bases et de faire mûrir mon projet avant de me lancer.
Comment ton entourage professionnel a-t-il réagi à cette idée ?
Très positivement. J’ai reçu de nombreux messages de soutien et d’encouragement, et cela m’a sincèrement touché. Ces retours témoignent des liens forts tissés au sein du réseau. J’aimerais d’ailleurs continuer à entretenir ces relations à l’avenir, notamment en collaborant avec les équipes Baker Tilly sur des sujets liés au conseil, à la gestion ou encore aux ressources humaines.
Comment est née l’idée de Green’Croq ?
L’idée est née d’une réflexion personnelle portée par deux évidences : un gaspillage alimentaire toujours trop présent et une demande croissante pour des produits sains, pratiques et durables. Je me suis intéressé aux solutions existantes et j’ai découvert le potentiel de la lyophilisation, un procédé qui permet une très longue conservation des aliments tout en préservant leurs qualités nutritionnelles. Lyophilisés, les produits peuvent être consommés tels quels, transformés en poudre ou réhydratés pour retrouver leur forme initiale. Les surplus de fruits et de légumes, ceux hors calibre ou écartés des circuits classiques peuvent être ainsi pleinement valorisés. L’intérêt est multiple : praticité, durabilité, qualité nutritionnelle et réduction du gaspillage. C’est une solution qui répond donc à plusieurs enjeux actuels.
Comment as-tu structuré ton projet et qui t’a accompagné ?
J’ai commencé mes recherches seul, puis je me suis entouré, notamment, d’une amie doctorante en agroalimentaire qui m’a aidé à travailler sur les procédés et les recettes. Petit à petit, le projet a pris forme.
En parallèle, j’ai construit le prévisionnel financier et structuré l’administratif de la création. Le programme CREATE m’a permis de prendre du temps pour mieux orienter mon concept, puis d’être mis en relation avec des filiales et partenaires du Groupe (Oratio Avocats, Finance Conseil, notamment). J’ai obtenu un prêt d’honneur de 30 000 € auprès du réseau Initiative et suis actuellement en négociation auprès de banques pour un prêt complémentaire. J’ai également engagé mon épargne personnelle, avec le soutien de ma famille qui croit fort en mon projet.
Découvrir Green’Croq
Où en es-tu aujourd’hui dans le développement de Green’Croq ?
Je suis dans la phase de lancement. J’ai dû adapter ma stratégie, notamment en raison de contraintes liées au local dans lequel je souhaitais installer l’activité. J’avais initialement imaginé un espace plus grand, avec un volet pédagogique. Mais j’ai recentré mon approche pour gagner en efficacité.
Aujourd’hui, je me concentre sur le marché des professionnels (bars, restaurants, hôtels, épiceries fines…). Pour accompagner ce démarrage, une production « pilote » de fruits et légumes est aujourd’hui confiée à un partenaire spécialisé basé à l’étranger. Cette étape transitoire permettra de structurer progressivement une implantation locale à Montreuil (93) appelée à faciliter, par la suite, l’élargissement de l’offre aux particuliers. L’objectif sera alors de répondre aux attentes des parents attentifs à l’alimentation de leurs enfants, des sportifs et, plus largement, des consommateurs à la recherche de produits sains et durables. Mais je reste pragmatique. L’idée est de progresser étape par étape et de ne pas me disperser.
« L’ambition n’est pas seulement de proposer un nouveau snack, mais d’offrir une alternative concrète aux produits ultra-transformés, en réconciliant plaisir, praticité et alimentation plus naturelle. »
Avec le recul, quel regard portes-tu sur cette transition ?
C’est une étape importante, mais je la vis avec sérénité. Mon parcours m’a préparé à cela. Je suis reconnaissant pour tout ce que j’ai appris, que ce soit en termes de compétences et de relations humaines. Aujourd’hui, je me lance avec une vision claire, des bases solides et surtout l’envie de construire quelque chose d’utile et de durable.
Le dispositif RH CREATE permet aux collaborateurs Baker Tilly d’être accompagnés pour créer ou reprendre une entreprise tout en restant, jusqu’à l’aboutissement du projet, salarié. Ils bénéficient, dans ce cadre, d’un accompagnement méthodologique, de conseils stratégiques et d’un réseau d’experts pour structurer et sécuriser leur démarche.
En savoir plus sur la politique RH Baker Tilly