Frédérique Gautier
Chargée de contenu éditorial
Le fonctionnement des associations, et spécialement celles à but non lucratif, repose très largement sur le recours à des bénévoles. Si ceux-ci œuvrent pour l’association sans en attendre de rémunération, il n’en demeure pas moins qu’ils peuvent engager des frais pour lesquels il est possible d’obtenir un remboursement, pour autant que certaines règles et principes soient respectés. Voici ce qu’il faut savoir à ce sujet.
Que l’on parle de défraiement ou de remboursement de frais, il s’agit toujours de rembourser les dépenses qu’un bénévole a payées sur ses deniers personnels pour le compte d’une association, dès lors que ces dépenses ont été engagées dans l’intérêt de l’association et dans le cadre de son activité. Cela suppose que ces frais soient effectivement utiles à l’activité de l’association et qu’ils soient engagés en accord avec les instances dirigeantes de l’association.
Les frais qu’un bénévole peut engager pour le compte de l’association peuvent être de nature très diverse. Il peut s’agir :
À noter
Une demande de remboursement de frais qui présenterait un caractère somptuaire ou disproportionné pourrait être considérée par l’administration comme un revenu soumis aux cotisations sociales.
Au-delà du mode de remboursement en lui-même, il faut que la dépense soit justifiée pour qu’elle ne soit ni contestée, ni contestable.
Le bénévole doit, ainsi, présenter les justificatifs à l’appui de sa demande de remboursement, comme des factures, des tickets de caisse, des notes de frais détaillées (mentionnant l’identité du bénévole, la date, l’objet et la nature de la dépense, l’identité des personnes rencontrées ou invitées le cas échéant, le détail du nombre de kilomètres parcourus avec son véhicule personnel pour exercer son activité de bénévole, etc.).
Le remboursement sans justificatifs apparaît pour le moins risqué. Un remboursement de frais non justifié fait courir des risques financiers à l’association et entraîner une mise en cause de la responsabilité de ses dirigeants.
Une procédure de remboursement des frais peut être mise en place dans l’association pour assurer un contrôle efficace des dépenses ainsi engagées, ce qui pourra se matérialiser notamment par un système de contrôle et de validation des remboursements demandés.
Enfin, il est nécessaire que les remboursements de frais soient enregistrés en comptabilité.
Il est admis que les bénévoles puissent, sous certaines conditions, bénéficier d’une réduction d’impôt afférente aux dons pour les frais qu’ils engagent personnellement dans le cadre de leur activité associative. Pour ce faire :
À noter
Alors qu’il existait auparavant un dispositif distinct, le remboursement des frais kilométriques des bénévoles, applicable en cas de renonciation de remboursement de frais, suit désormais le même barème que celui des salariés.
Non. Le bénévolat se caractérise par la participation à l’activité d’une association sans contrepartie, ni aucune rémunération sous quelque forme que ce soit. Un bénévole ne peut donc pas être rémunéré pour son temps. Seuls ses frais réels dûment justifiés peuvent faire l’objet d’un remboursement.
Non. Le remboursement des frais doit se faire sur la base des dépenses réellement engagées.
Oui, une association peut attribuer des titres-restaurant à ses bénévoles, à condition de respecter certaines conditions :
Du côté du bénévole, notez qu’en plus du respect de ces conditions, le bénéfice des titres-restaurant est subordonné à l’exercice d’une activité régulière. Il ne pourra recevoir qu’un seul titre-restaurant par jour, plafonné à 7,50 €.
Enfin, il est important de noter que, contrairement aux salariés bénéficiant de titres-restaurants :
Nos équipes spécialisées ESS se tiennent à votre disposition pour tout échange concernant ce sujet.
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