La France compte 11 jours fériés listés dans le code du travail auxquels s’ajoutent des jours fériés propres à certains départements ou professions. Généralement chômés, à l’exception de certaines activités ne pouvant être interrompues, ces jours peuvent néanmoins ouvrir droit, selon la convention collective, l’accord de branche ou les usages de l’entreprise, à une indemnisation, une récupération et/ou une rémunération particulière.

Les experts de notre cabinet de gestion de la paie vous présentent une synthèse des jours fériés et de leur traitement en paie.

Quels sont les jours fériés pour l’année 2026 ?

L’article L 3133-1 du code du travail fixe la liste des fêtes légales considérées comme des jours fériés.

Voici le calendrier pour l’année 2026 :

  • jeudi 1er janvier (1er jour de l’année)
  • lundi 6 avril (lundi de Pâques)
  • vendredi 1er mai (fête du Travail)
  • vendredi 8 mai (victoire des alliés en 1945)
  • jeudi 14 mai (jeudi de l’Ascension)
  • lundi 25 mai (lundi de Pentecôte)
  • mardi 14 juillet (fête nationale)
  • samedi 15 août (Assomption)
  • dimanche 1er novembre (Toussaint)
  • mercredi 11 novembre (armistice de 1918)
  • vendredi 25 décembre (Noël) 

Notez que l’Alsace‑Moselle bénéficie de 13 jours fériés, soit 2 de plus que le reste de la France. Ils seront observés cette année le :

  • vendredi 3 avril (vendredi Saint)
  • samedi 26 décembre (Saint‑Étienne)

Ces deux jours supplémentaires proviennent du droit local alsacien‑mosellan, conservé après 1918.

Quel traitement pour les jours fériés ?

À l’exception du 1er mai, dont les conditions de chômage, de maintien, de montant et de majoration de salaire sont strictement encadrées par la loi, le traitement des autres jours fériés dépend le plus souvent des dispositions prévues par la convention collective, l’accord de branche ou les usages de l’entreprise :

Jours concernés Jours fériés chômés Majoration en cas de jour férié travaillé
Conditions du chômage Conditions du maintien de salaire Montant du maintien de salaire
1er mai (Pour tous les salariés) Chômage obligatoire

 

Sauf entreprises ne pouvant pas interrompre leur activité (usine à feu continu, hôpitaux, hôtels…)

Sans condition d’ancienneté ni de présence la veille et le lendemain du jour férié Le chômage ne doit pas entrainer de réduction de salaire Majoration de salaire de 100 % de la rémunération de cette journée

 

Récupération impossible

Jour férié autre que le 1er mai Aucunes dispositions légales

 

Chômage en fonction des dispositions conventionnelles, de la décision de l’employeur et des usages dans l’entreprise

Avoir 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise

 

(Attention aux dispositions conventionnelles, à la décision de l’employeur et des usages plus favorables pour les salariés)

Le chômage ne doit pas entrainer de réduction de salaire Aucunes dispositions légales

 

Vérifier les dispositions conventionnelles et les usages dans l’entreprise

Quels sont les cas spécifiques liés aux jours fériés ?

Les travailleurs de moins de 18 ans ne peuvent pas travailler les jours fériés légaux, sauf exceptions prévues pour certains secteurs d’activité ou entreprises fonctionnant en continu. Il convient de se référer à la convention collective applicable.

Les travailleurs à domicile et les intermittents sont exclus du maintien de salaire.

Les travailleurs temporaires bénéficient du même régime que les salariés de l’entreprise utilisatrice.

Les travailleurs saisonniers peuvent prétendre au maintien de salaire sous réserve de justifier d’une ancienneté totale d’au moins trois mois, consécutifs ou non, dans l’entreprise.

Les stagiaires étudiants bénéficient des jours fériés chômés, mais sans maintien de la gratification.

Quels sont les incidences des jours fériés en paie ?

Période de congés payés et journée de repos hebdomadaire

Un jour férié chômé inclus dans une période de congés payés ne compte pas comme un jour de congé. De même, si un jour férié tombe sur une journée de repos hebdomadaire, il ne donne droit ni à indemnisation supplémentaire ni à récupération, sauf si la convention collective prévoit des dispositions plus favorables.

Heures supplémentaires

  • Si des heures supplémentaires structurelles sont prévues dans le contrat de travail du salarié et si elles sont rémunérées normalement selon l’horaire collectif applicable, le chômage du jour férié n’aura pas d’incidence sur la rémunération habituelle du salarié (pas de perte de salaire).
  • En cas d’heures supplémentaires occasionnelles, dès lors que les jours fériés chômés ne peuvent pas être assimilés à du temps de travail effectif (sauf dispositions conventionnelles ou d’entreprise plus favorables), il convient de ne pas prendre en compte les heures non travaillées lors d’un jour férié dans le seuil de déclenchement des heures supplémentaires.

Salariés en forfait jours 

Le nombre de jours fériés chômés ou travaillés au sein de l’entreprise aura un impact sur le calcul des droits à repos d’un salarié en forfait jours.

Les conseils de nos experts

Pour faciliter le traitement de ces journées, nos experts vous conseillent de : 

Consulter vos accords collectifs

Certaines conventions collectives prévoient le chômage de certains jours fériés ou des compensations (financières ou en repos).

  • Exemples : hôtels, cafés, restaurants, fleuristes.

Communiquer sur les jours fériés

Établir une note d’information et diffuser via SIRH, panneau d’affichage, annexe au bulletin de paie… le calendrier des jours fériés chômés et non chômés, ainsi que les règles applicables (accords d’entreprise, décision de l’employeur).

Mettre à jour dans le SIRH ou les paramètres de paie

Intégrer les jours fériés travaillés et non travaillés dans le SIRH (système d’information des ressources humaines) ou, à défaut de SIRH, dans les paramètres de paie. Si la paie est externalisée, transmettre ces informations au gestionnaire de paie dès le début de l’année.

Pour vous former

N’hésitez pas à consulter les programmes de nos formations en lien avec ce sujet : 

Nous contacter

Auteur

valerie rousseau

Valérie Rousseau

Responsable prospective et stratégie expertise sociale