Laurent Le Gac
Associé - Responsable du secteur Santé
La réforme de la facturation électronique ne s’adresse pas uniquement aux entreprises commerciales. Les professionnels de santé (médecins, paramédicaux, pharmaciens, structures de soins) sont eux aussi concernés, au moins pour leurs factures fournisseurs, et parfois pour certaines prestations réalisées auprès de professionnels.
Mais quels sont précisément les flux concernés et comment adapter votre organisation sans créer de complexité supplémentaire ? Les experts Santé Baker Tilly vous éclairent.
Au sens de la réforme de la facturation électronique, une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par e-mail. Il s’agit d’une facture émise, transmise et reçue dans un format structuré, afin d’être traitée automatiquement par les logiciels comptables et les plateformes agréées.
Elle contient des données normalisées (fournisseur, client, montant, TVA, date, numéro de facture) qui permettent son contrôle et sa transmission à l’administration fiscale.
Les factures ne circuleront plus directement entre émetteur et destinataire Elles devront obligatoirement transiter par une plateforme certifiée, chargée d’assurer leur transmission, leur conformité et l’envoi des données à l’administration fiscale.
La réforme s’articule autour de deux échéances :
1er septembre 2026
1er septembre 2027
Les factures électroniques devront intégrer quatre informations supplémentaires, notamment :
La réforme impose donc une évolution non seulement documentaire, mais aussi organisationnelle, technologique et comptable.
Oui, mais pas pour tous leurs flux. L’impact dépend de la nature de l’activité et des opérations réalisées.
Les prestations médicales et paramédicales exonérées de TVA (articles 261 à 261 E du CGI) ne sont pas concernées par la facturation électronique. Cela inclut notamment les actes des :
Les modalités actuelles (télétransmission, FSE, facturation patient) restent inchangées.
Même si les actes de soins sont hors champ, le professionnel de santé reste un acheteur professionnel. À ce titre, il devra recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs dès septembre 2026.
Cela concerne par exemple les :
Un professionnel de santé peut être concerné par l’émission de factures électroniques dès lors qu’il réalise des opérations non exonérées, par exemple, des :
Dans ces cas, il faut analyser :
Une transition réussie repose sur une démarche progressive et structurée.
Identifier :
afin de distinguer ce qui relève ou non de la réforme.
De nombreux éditeurs intègrent déjà des modules « facturation électronique ». Votre expert‑comptable Baker Tilly peut vous aider à valider la conformité et les paramétrages nécessaires.
Depuis janvier 2026, une première liste officielle est disponible. Nos équipes peuvent vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre organisation.
Secrétariat, assistant médical, gestionnaire, praticien ; chacun doit comprendre où arrivent les factures, comment les valider, comment les transmettre à la comptabilité et comment les archiver. Des tests en conditions réelles sont recommandés avant l’été 2026.
Besoin d’un accompagnement personnalisé ?
La réforme de la facturation électronique impacte directement l’organisation administrative des cabinets et structures de santé. Les équipes Baker Tilly, dédiées à l’accompagnement des professionnels de santé, vous accompagnent dans l’analyse de vos obligations et la mise en conformité de vos outils.
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